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LAID L’OISEAU, LE VILLAGE MAUDIT p. 2

Après que son époux, Toussaint Lamarmite, eut été tenaillé, eut la main droite coupée et les os rompus, Thérèse Flagothier, instigatrice de moult crimes tant en pays d’Ardenne qu’en pays de Liège, vint se refaire une bonne conscience, sous le nom de Marie Henkart, dans ce nid de rapace,
à ;. C’est ici qu’elle épousa un cultivateur nommé Payot, qui perdit la raison en apprenant plus tard la véritable identité de la belle coquetière. Elle fut arrêtée, condamnée, et exécutée par le bourreau de Liège, le 17 novembre 1763.

Sur le plateau, la vie reprit son rythme paisible, avec sans doute des charbonniers, des agriculteurs pour y semer 1’épeautre et le seigle, et des éleveurs pour y faire paître leurs moutons. Cette vie pastorale n’a-t-elle pas laissé dans la région un lieu-dit “le prangeleux” ou repos des bergers !

Ainsi, à LAIDLOISEAU, tout n’ était pas affreux ; la joie de vivre dans cette corne du bois a dû étourdir par exemple Catherine LAURENT, fille de Simon LAURENT et Marie PIRSON, née à ;, paroisse de Weris et y baptisée, et qui le 26 mai 1795, à l’âge de 24 ans, épousa Jean LEROUX domicilié à FAYS (extrait du registre de Villers Sainte Gertrude).

Après plus d’un siècle de quiétude, LAIDLOISEAU allait vivre à nouveau dans la terreur. Les fantômes et les esprits des Lamarmite ne rôdaient-ils encore dans la forêt de Hoursinne et de Laidloiseau ?
Par une belle après-midi de juillet en l’ an 1898, Elisabeth LAURENT âgée de 73 ans , est seule dans sa petite maison, la porte ouverte : elle vaque à ses occupations, tandis que son époux François garde le troupeau dans les champs. Un voleur surgit et frappe la malheureuse. Atteinte au bras droit et à la tếte, Elisabeth est laissée à demi-morte. Son calvaire dura trois jours durant lesquels la police essaya vainement de 1’interroger, car la victime avait vu son assassin. Ne pouvant émettre un son, Elisabeth répondait par pression de la main sur le poignet de son interlocuteur. Le voleur assassin n’était pas inconnu, mais il avait paraît-il, un alibi. Selon les rumeurs, il semble qu’à l’article de la
mort, il avoua son forfait. La justice des hommes n’avait pas été rendue, espérons que le jugement de Dieu ait été exécuté.

Avant 1914, Laidloiseau comptait trois fermes, dont une devait être importante car elle possédait une énorme balance qui, en 1967, était conservée au musée du Fourneau-Saint-Michel. Il y avait aussi une très vieille maison en torchis, avec de belles boiseries sculptées à la main, non loin de là, en bordure de la route allant vers Liège, une hostellerie servait de relais aux diligences.

On distingue deux types d’oiseaux de fauconnerie : les oiseaux de bas vol, ou oiseaux de poing, tels 1’autour ou 1’épervier, et les oiseaux de haut vol ou de leurre, tel entre autres, le faucon qui la forge et la platinerie de 1’usine de “La Roche à Fresne”, à Heyd, fonctionne toujours . La conséquence de la disparition de ces outils est évidemment la perte de 1’emploi et d’une certaine aisance. Alors, est-ce la pauvreté, ou 1’oisiveté, ou simplement quelques esprits malfaisants, qui vont engendrer, sur la rive droite de l’ Aisne (et plus exactement à Hoursinne, village joignant Laidloiseau), les “égorgeurs ardennais”, qualificatif attribué à la famille Lamarmíte?

Hélas, tout ne s’est pas aussi bien terminé.

Le temps passe, notre terre du Durbuy tremble à nouveau sous les pas des bottes, mais ennemies cette fois. Tous heureusement n’avaient1’esprit guerrier. C’est ainsi qu’un déserteur de 1’armée allemande se cacha à Laidloiseau, ou il s’intégra à la petite communauté. Un jour qu’il installait un épouvantail pour les sangliers, une patrouille SS surgit et apostropha son compatriote “wallonisé” qui, sans perdre son sang-froid, les enguirlanda dans un dialecte de la langue d’oil. Médusée, la patrouille se retira, au grand soulagement du brave fritz.

“Le 9 septembre 1944 un peu après 17 h. à la veille de la libération de la vallée de 1’Aisne.
P3 un groupe de maquisards, d’infirmiers du maquis et les habitants du
hameau furent surpris par un détachement des troupes allemandes en retraite. Pour gagner quelques secondes et ainsi assurer 1’évacuation des derniers civils et de deux de leurs compagnons de lutte étrangers (Boris et Gregori) assoupis dans une grange, less maquisards durent ouvrir le feu. De la fusillade qui s’ensuivit, civils, infirmiers et maquisards sortirent indemnes, malheureusement les courageux habitants du hameau perdirent tous leurs biens. L’ennemi furieux de son échec incendia et détruisit Laidloiseau à la grenade. Cet engagement fut le prélude de la canonnade par les blindés allemands du camp dit de “Hoursinne”, canonnade qui se prolongea tard dans la nuit” .
Rosita, Marthe B, Omer, Goffin, Lovinfosse, Yvan, Cyrille, Dory,
Rorive, Jean–François, F., Simon,”Sachem”.

Mais connaissez-vous “Al vierge Mareye” au bord de la clairière du “Cherru”. Une légende raconte 1’aventure du pâtre de Laidloiseau appelé Marquet dit Houlette. Celui-ci pour sauver sa fille Denise atteinte du miserere, l’avait vendue au diable en échange de sa guérison. Un lieu de rendez-vous dans les bois avait été fixé pour la transaction. Houlette comprit un peu tard 1’identité de son futur gendre, et alla implorer le secours de 1’ermite de saint Antoine, qui invoqua la Vierge Marie. Sur
le conseil de 1’ermite, Denise se rendit à l’endroit convenu, en portant bien en évidence une croix ; à la vue du crucifix porté par la jeune fille, Satan poussa un cri effroyable et disparut dans une odeur de Soufre.
Existe-t-il toujours le chêne dans le tronc duquel Houlette creusa une niche et y déposa la statue de la Vierge, pour la remercier et conjurer le démon?

Laidloiseau village ou hameau, Laidloiseau lieu-dit, toute son histoire est engloutie sous les flots verts d’une forêt, pour cacher à tout jamais les stigmates de sa malédiction.
Marcelle SIMAL-GILLIS

Bibliographie :
F. GOBLET : Église paroissiale de Saint Antoine, 1984, page 203
R. HENOUMONT : Les Lamarmite
Le SOIR du 23 septembre 1967.


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