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RÉCIT D’UN CONDAMNÉ p.1

Jacques Coibion, un des grands résistants de la région

Résistant de l’ombre “qui ne s’affiche pas”

Voici le récit que son fils, Victor a bien voulu nous confier selon ses documents, ses souvenirs gravés dans sa mémoire, exprimés avec émotion contenue et humble fierté.

Jacques Coibion est né en 1913 à Petite Hoursinne.

RÉCIt DE VICTOR COIBION,

PETITE HOURSINNE, un hameau au fond des bois
La maison familiale est une petite ferme ardennaise comme il en existait dans la région pour une agriculture adaptée à la région, une “écologique” naturelle. Elle a été construite en pierre du pays, le grès, extrait des petites carrières dispersées dans les bois. Elle présente sur sa façade les trois composants traditionnelles : une aire de grange la “batîre” pour les outils, un des quelques ballots de foin, – où est encore rangé actuellement le vieux tracteur en ordre de marche -, la porte de l’étable et puis celle de logis. Un noyer a été planté sur le côté, il avait dix ans en 1945 lors de l’offensive des Ardennes.
Derrière la ferme les prairies descendent en pentes douces vers les collines boisées du Mosai, du de Villers et vers le plateau dit “Sur les cours”. En face, après la route en cul de sac qui se termine dans la forêt vers Chêne-Al-Pierre, de petites prairies et puis c’est le grand “Bois du pays” en direction de Grand-Menil et Manhay.
Comme la plupart des villageois Jacques travaillait à sa ferme avec son épouse et en arrière-saison principalement il se rendait dans les bois pour éclaircir la sapinière ou pour “faire du bois” de chauffage. L’Ardenne était encore l’Ardenne simple et vivante à cette époque.

10 mai 1940. La campagne des dix jours

La “grande guerre”-est-ce qu’une guerre peut être grande- est en Belgique annonçant à force de canons et bruits la terreur et le désastre. L’armée belge est engagée. Jacques est mobilisé comme chauffeur dans la 3e compagnie du 3e régiment des Chasseurs Ardennais en caserne à Vielsalm. Il fait partie des soldats en position de défense à Chabrehez lorsque les panzers de Rommel venant des Tailles progressent avec force et rapidité pour traverser l’Ourthe et ensuite la Meuse à Dinant.
Les Chasseurs Ardennais sont de bons soldats, parmi les mieux préparés aux combats dans l’armée des rappelés. La résistance est dure mais solide dans le fortin et les fossés antichars. Malgré le courage, la détermination et faute de munitions, les défenseurs sont encerclés : Ils doivent abandonner. Il est 21 heures. Le combat a commencé très tôt au matin. Plusieurs morts restent sur le terrain. La Panzerdivision n’atteindra pas l’Ourthe ce jour-là.

Voir le site : www.fraternellechasseursardennais.be/chabrehez/chabrehez.

Au lendemain du combat comment Jacques se retrouve-t-il à Aywaille aidant deux compagnons grièvement blessés l’un à l’abdomen et l’autre aux jambes et qui seront finalement soignés par les services de l’armée allemande. Le pont sur l’Amblève a sauté, seuls les piétons peuvent traverser la rivière. Ces compagnons de combat ne sont pas tolérés par la population atterrée. Ils doivent partir. Après la guerre les deux blessés se souvenant de ces moments tragiques viendront à Hoursinne pour exprimer à Jacques leur forte gratitude.

La situation est pour confuse après cette campagne des 10 jours.
Jacques a rejoint quelques soldats égarés, désarmés, incertains de leur avenir. Par hasard ils rejoignent en compagnie d’un officier l’armée française elle aussi en débandade. On se trouvent en Normandie où la population les appellent “les boches du Nord”. Confiance et solidarité dominent !
On remonte vers la Belgique pour se faire prisonniers des l’armée allemande. Jacques travaille sur un terrain d’aviation quelque part dans le Nord de la France. Comme il a été démobilisé de force par l’armée belge, il est considéré comme déserteurs par les Allemands et ainsi “libéré”; Il peut alors rentrer vivre dans son village.

CARTE D’INDENTITÉ RECONDITIONNÉE POUR LA RÉSISTANCE / Jacques s’est fait appelé LEJEUNE Alphonse, né à Marche

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