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RÉCIT DE L’EMBUSCADE DE LAID L’OISEAU ÉCRIT par FRANÇOIS SIMON RÉSISTANT (1)

(1) Contribution à l’histoire de l’armée secrète – Alfred Dubru – Arlon- 1984 – pp 63-64.

« Nous sommes installés dans une ferme isolée en plein cœur du Bois de Harre ; celle-ci est au lieu-dit L’heid l’oiseau (sic). Tous les hommes valides sont partis en mission pour attaquer les convois allemands qui battent en retraite. Vu mes récentes blessures, je suis resté au cantonnement avec deux camarades pour protéger les infirmières qui sont avec nous.

Dans l’après-midi, la sentinelle nous signale plusieurs hommes sur le chemin menant à la ferme mais il ne nous est possible de les distinguer, vu leur éloignement ; cependant leur allure me paraît louche car ils avancent assez lentement. Soudain des coups de feu claquent autour de la ferme que nous occupons ; celle-ci est cernée par 40 à 50 SS (force que j’ai pu dénombrer par après). Notre situation est désespérée ; les infirmières sont affolées. Sortant avec mon camarade Joniaux Jean, nous fonçons en direction du bois, tirant des rafales de mitraillettes sur deux SS qui tentent de nous barrer le chemin. Les Allemands, ne s’attendant pas à une riposte aussi vive, se couchent, ce qui nous fait gagner du temps ; nous continuons à tirer, ainsi nos infirmières peuvent se faufiler vers le petit sentier conduisant droit au bois qui se trouve à courte distance.

Les boches recommencent à tirer mais cette fois avec une violence inouïe. Nous nous demandons si nous pourrons décrocher. Nous tirons sans arrêt, chargeur sur chargeur ; nous déchargeons nos armes sur les plus téméraires des assaillants. Sur le sentier de retraite, nous buttons sur les corps des deux SS qui ont voulu nous arrêter : ce sont un sous-lieutenant SS et un soldat (curieuse coïncidence, j’ai appris par après que ces deux boches étaient frères). Nous parvenons enfin à gagner le bois (de Harre- ndlr) où nous rejoignons les infirmières. Là, les Allemands ne nous suivent pas mais ils installent des mitrailleuses et nous canardent sans relâche. Ils incendient ensuite la ferme. Nous passons une nuit horrible. Le jour arrive enfin ; nous décidons de rejoindre le gros de nos forces qui se trouvent à quelques km de là, au village de Petite-Hoursinne. Eux aussi ont eu une chaude alerte : des blindés allemands ont passé la nuit dans les environs, ayant pour mission de les attaquer à l’aube mais la perte de leur officier a eu pour résultat de les faire déguerpir au plus vite. »

COPIE DE CERTAINES PAGES DE LA RELATION DES FAITS ÉCRITE PAR “JEAN-FRANÇOIS” ALIAS. Nom inconnu pour le moment d’après nos recherches.

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