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Marcel David habitait Harre.
Il était réfractaire et quitta le village le 4 septembre 1944, car les Allemands avaient fusillé 4 résistants la veille.
C’est un témoignage de valeur et objectif

Le lundi matin, je décide de me rendre à Laid l’Oiseau, chez des amis fermiers, et, à mon arrivée, je constate que plusieurs de mes compatriotes sont aussi dans le hameau. C’est la moisson ; il fait beau ; nous allons donner un coup de main aux terriens pour récolter et rentrer leurs céréales.
Tout est calme, jusque…

La nuit de mercredi à jeudi, nous sommes réveillés par un vacarme de bruits de moteurs et nous voyons arriver bon nombre de résistants armés, qui, sans doute comme nous, pensent qu’ils trouveront dans ce bled un abri convenable pour eux et leur matériel. Le contingent se met en place. Deux sentinelles sont placées à l’intérieur de la courbe du chemin qui descend vers Deux-Rys, de cette façon, elles n’ont pas une vue sur la longue ligne droite qui conduit à la vallée.

Le samedi 9 après midi, alors que nous prenons notre goûter, nous remarquons, par la fenêtre, les deux guetteurs, l’arme en bandoulière, détaler à toutes jambes vers l’autre extrémité du hameau. Les premiers coups de feu claquent car ce sont bien des boches qui arrivent.

Nous sortons précipitamment pour gagner au plus vite l’arrière des bâtiments et traverser les prairies qui conduisent au bois. Les balles sifflent à nos oreilles ; je saute les clôtures comme un cervidé, n’empêche que, dans l’aventure, je perds une chaussure ; il n’est pas question de la récupérer dans de telles conditions. C’est ainsi que je gagne la forêt et que, accompagné de plusieurs fugitifs, je me dirige, en chaussettes, vers Bois-del-Moule. Chemin faisant, on entend encore maints coups d’armes automatiques et on aperçoit les premières lueurs de l’incendie que les Allemands ont allumé volontairement dans les 5 maisons de ce coin si tranquille, sans soucis pour les humains qui auraient pu s’y trouver. (On a dit que des résistants russes, dormant dans les dépendances, auraient été brûlés vifs. Je n’ai jamais rien appris d’officiel à ce sujet).

Toujours est-il que les 5 fermettes n’ont pas été reconstruites (Marcel David doit confondre avec le nombre de bâtiments, car il n’y avait que trois fermes dans le hameau). Laid l’Oiseau est devenu un lieu-dit et appartient désormais à l’histoire.

Notes sur l’auteur

Marcel David est né à Harre le 12 mai 1923. C’est le fils d’Alphonse né à Mormont et d’Emma Close de Harre. Alphonse avait été déporté pour travailler en Allemagne en 1916. Sur ses conseils, son fils Marcel sera réfractaire durant la 2de Guerre mondiale


Marcel David habitait donc Harre pendant la Seconde Guerre. Il est parti en France au début de la guerre pour rejoindre les centres de recrutement de l’armée belge (CRAB).
Après son retour quelques mois plus tard, il a toujours réussi à échapper aux réquisitions pour le travail en Allemagne.Marcel a travaillé et habité dans la région liégeoise de 1958 à 1985 et est ensuite revenu dans son village natal.

Dans le années 90, Marcel a écrit de merveilleux poèmes en wallon édités par Documentra à Fays ainsi qu’un petit compte-rendu de sa vie pendant la Seconde Guerre, intitulé « Mon Odyssée ».

C’est de ce texte qu’est extrait son récit de l’incendie de Laid l’Oiseau le 9 septembre 1944. Il se trouvait dans le hameau depuis le lundi 4 septembre. Il avait en effet quitté le village de Harre occupé par les Allemands qui y avaient fusillé 4 résistants le 3 septembre.

Marcel David 23 ans

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