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Il y a la Grande et la Petite, qui doivent à leur situation à flanc d’un coteau à pente douce, une exposition très favorable. En 1793, Hoursinne appartenait à la prévôté et au quartier de Huy. 144 habitants en 1891, parmi lesquels on comptait : 26 laboureurs, 2 maréchaux-ferrants, 1 marchand tenant boutique, 2 charrons, 1 menuisier. Concernant l’étymologie de Hoursinne, on trouve ce qui suit : hour, our, (source) ; sin pour sum (sommet) ; sin pour sen, semi (indiquerait un bois). Ce serait alors, la source découlant du bois.
Notre vieil ami. Georges Lecomte, conteur ardennais, a choisi ce petit coin comme sujet de son aimable et captivante œuvre « Raymonde de Hoursinne » que nos lecteurs liront toujours avec plaisir.Le petit hameau est un endroit de prédilection du scoutisme. Chaque année, les disciples de Baden Powel établissent leur campement dans ce coin pittoresque, profondément enclavé dans les sylves ardennaises. Des sites agrestes d’une beauté variée permettent aux jeunes citadins des ébats champêtres incomparables. Ici ils sont aimablement accueillis par les villageois.
Quelques années avant la guerre, un groupement scout y installa une statue de la Vierge au lieu-dit « Intinchera ». Un abri rustique, bien en harmonie avec le cadre environnant, fut fixé à un tronc de charme, en bordure du chemin forestier. Les habitants du lieu gardèrent à la Vierge une dévotion toute particulière. Des mains pieuses ornent la statue durant l’année avec un zèle touchant, et c’est un lieu de pèlerinage. Mais un jour, à la stupéfaction générale, on s’aperçut de la disparition de cette petite statue. Elle fut remplacée à diverses reprises car elle était enlevée chaque fois. Un mystère qu’on ne parvint pas à éclaircir.
Les belles prairies voisines des habitations sont plantées d’arbres fruitiers. Les deux Hoursinne sont particulièrement renommées pour les cerisiers qui y sont très nombreux et très productifs. Chaque ménage en possède plusieurs. Vus de Mormont, ces villages échelonnés le long de la route apparaissent au printemps entièrement blancs sous le manteau de fleurs. Cerises blanches, cerises rouges, cerises noires constituent un excellent rapport pour les habitants. Elles sont très recherchées et se vendent surtout aux marchands liégeois. Et fin juin, début juillet, quand les fruits pendent en grappes de rubis, on vient de partout, surtout des environs, faire provision.

Pour consacrer son folklore et ses vieilles traditions, Hoursinne a sa « Fête aux Cerises» qui a lieu le deuxième dimanche de juillet. C’est une véritable liesse, rendez-vous de la jeunesse, rires cascadant dans les vergers, sur les échelles hautes à donner le vertige ; filles et garçons, fringants et joyeux, s’en donnent à cœur joie. Dans les maisons, sur les grandes tables, les Hoursinniens, généreux de leur nature, offrent aux parents, amis et connaissances, de vastes plats où chacun peut puiser à sa guise, les cerises dont l’incarnat et la fraîcheur font monter l’eau à la bouche. Le soir, tout le monde se retrouve dans les quelques endroits où s’organisent des bals ; des accordailles s’ébauchent. Il y a foule, d’autant plus que c’est la première fête de toute la région et à Hoursinne on y tient beaucoup, fidèle à sa réputation d’ailleurs méritée, elle reçoit bien ses invités et même les autres… La «Fête des Cerises », on en parle « long et large », comme il est dit chez nous !

Voici un phénomène caractéristique de la région de Mormont. Il s’agit d’un hêtre à deux jambes. Et de fait, ce hêtre, plusieurs fois centenaire paraît-il, a deux troncs. Le plus gros, le principal, s’élève verticalement comme il en est d’ordinaire pour cette essence d’arbre. L’autre, plus mince, se dresse parallèlement au premier et a une hauteur d’environ trois mètres, dessine une courbe gracieuse et rentre dans le premier, formant avec ce lui-ci un véritable arc de triomphe. Tout qui voit pour la première fois cet arbre extraordinaire est frappé par cet étrange phénomène de la végétation, situé à Hoursinne. La légende est intervenue dans le cas. Il est question d’histoires, de pâtres d’Ardenne, de herdes, de troupeaux communs, d’une idylle où l’on fait apparaître Marie-Jeanne, une de ces pastourelles aux yeux rieurs, du lieu-dit « Les Forchons » et naturellement à la traditionnelle fête des cerises.
Et comme conclusion, un doux hyménée scellé à cette occasion, de deux êtres aimés, unis comme les deux hêtres extraordinaires.

Source : Livre de Charles Piérard (Ourtham) – “Parlons de nos villages” -Fascicule abordant les anciennes commune d’Erezée, Amonines, Mormont et Soy composant, depuis la fusion, l’actuelle commune d’Erezée » – pages 22 à 24. Cette publication reprend des articles parus dans « Les Annonces de l’Ourthe » et « Ourthe Amblève » de 1960 à 1973, remis en page avec ajout de photos pour le site www.eglise-romane-tohogne.be en octobre 2016.

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