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FAITS DE RÉSISTANCE


Extrait de l’ouvrage de Marcel Dory, Mémoires de guerre. Un jeune ardennais dans la tourmente, p. 44.

Marcel Dory, natif d’Érezée et issu d’une famille qui s’est illustrée dans la région dans le domaine des scieries, entre dans la résistance en 1942. Il entre à un service de renseignement, il sera courrier pour le réseau  “Bayard”qui passera ensuite au réseau “Marc” et ensuite au “Lion belge.

Ces réseaux subiront de lourdes pertes par la chasse impitoyable que le contre-espionnage allemand leur mènera. Peu avant la Libération, désirant quitter le renseignement pour se mettre au service de l’A.S., il rejoint les rangs de la 7e compagnie commandée par Cyrille Vuidar et située à Petite Hoursinne. Très vite, il reçoit une mission: tendre une embuscade à un véhicule isolé, un camion occupé par quelques Allemands qui viennent de saisir une voiture à une famille à Aisne. L’action aura lieu au café Hayot (aujourd’hui disparu) au croisement des routes à La Forge.

Il part avec quatre compagnons, deux gendarmes supplétifs seront prévus mais sont vus comme peu fiables. Chacun occupe une place en vue de l’embuscade (voir ci-après le schéma de l’embuscade). Marcel reste en plein milieu du carrefour, un peu dissimulé par la courbe de la route. Leur voiture est planquée sur le petit chemin de terre le long de la propriété voisine. Le camion tirant la voiture saisie apparaît au bout de la route. Marcel se tient prêt et donne le signal.

Leur voiture surgit du chemin de terre et bloque la route au camion. Ce dernier freine brusquement, la voiture qu’il remorque vient s’encastrer à l’arrière du camion. Revolver au poing, Marcel arrête le camion. Un soldat allemand sans arme se rend. Il est fait prisonnier.

Voici des extraits du récit de l’intéressé.

Pendant qu’il se déplace (le soldat fait prisonnier, ndlr), mon attention est attirée par le chauffeur qui cherche à se dissimuler. Je pointe mon revolver dans direction. Je fais feu. Malheureusement, je suis surpris par le recul de l’arme et je manque de la lâcher. C’est la première fois que je l’utilisais. Le soldat qui se déplaçait vers la droite s’écroule et reste étendu par terre.

Je comprends immédiatement que je viens de l’atteindre involontairement et j’en suis très impressionné. Je réagis pourtant, car le chauffeur vient de se saisir de son fusil et se dissimule dans la cabine. Je tire encore dans sa direction.. J’aperçois seulement son épaule et je tire plusieurs balles entre le capot et les vitres. (…) Sans succès. (…) Très peu entraîné à remplacer le chargeur de mon arme, je me précipite à l’arrière du café Hayot où j’arrive juste à temps pour en- tendre siffler une balle tirée par le chauffeur qui, sorti de la cabine, s’abrite sur le côté droit du camion. Momentanément à l’abri, je re- charge mon arme (…) pour essayer d’atteindre le soldat qui tire dans ma direction. Celui-ci est bien plus précis avec son fusil. Une balle s’écrase contre une brique du coin du bâtiment et des éclats me frappent en pleine figure. Je me planque aussitôt en crachant tous les morceaux qui me sont restés en bouche.

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